business intelligence, geoBI et géomarketing

La semaine dernière, des clients m’ont questionné quant à la différence qui existe entre le BI, le geoBI et le géomarketing. Bien souvent, la ligne est mince entre ces trois appellations. Pourtant, des différences cruciales les distinguent.

Business intelligence
Lorsque l’on parle de BI (pour “business intelligence”) ou intelligence d’affaires, on réfère généralement à la technique qui permet d’analyser les données d’entreprises (ex. le total des ventes par produit ou par vendeur). Ces données sont alors présenté sous forme de tableaux ou de diagrammes (on parle alors de tableaux de bord – dashboards en anglais).

Le geoBI
La technique demeure la même lorsque l’on introduit la dimension géographique dans le BI (le géoBI), à la seule différence que les résultats produits peuvent maintenant être représentés sur une carte géographique. On parle ici d’analyse “spatiale”, où les indicateurs produits peuvent s’apparenter à : Quel est le volume des ventes pour un produit X dans la ville Y, quelle est la facture moyenne dans le territoire du vendeur Z, etc.

Le géomarketing
Dans les cas qui précèdent, ce ne sont que les données internes à l’entreprise qui sont manipulées et analysées. Dans le cas du géomarketing, on intègre des données externes provenant de sources publiques ou privées (ex. recensement ou annuaires d’entreprises spécialisées). Cette technique permet ainsi de donner une nouvelle dimension aux informations de l’entreprise. On peut ainsi obtenir des profils socio-économiques, des listes de clients potentiels, des taux de pénétration dans les marchés ou des territoires ciblés, des indicateurs de performance basés sur la population ou les entreprises présentes dans un secteur, etc…

Ciblage de clientèle – la méthode B2B [partie 2]

Dans le précédent article, nous vous avons démontré comment effectuer une segmentation efficace en trois étapes.

  1. Créer une segmentation selon les codes SCIAN
  2. Pondérez cette segmentation en fonction d’une variable quantitative
  3. Ajoutez de l’intelligence économique à votre fichier.

La suite de l’opération de ciblage B2B est la suivante :

4e étape : la matrice produit/marché
L’étape suivante est la plus laborieuse. Il s’agit de faire les recherches appropriées pour trouver des entreprises similaires à celles qui sont le plus profitables pour votre entreprise. Pour ce faire, vous pouvez chercher dans divers répertoires et annuaires afin de trouver ceux qui ressemble le plus à vos clients actuels. Au besoin, faites appel à des spécialistes pour vous aider dans cette démarche. Vous y sauverez temps, argent et crise de nerfs!

5e étape : le merge/purge
Une fois votre liste établie, faite le tri! Assurez-vous que les clients potentiels ne font pas partie de vos clients actuels. C’est l’étape du merge/purge qui consiste à supprimer les doublons de notre base de données actuels et rejeter ceux dont les inscriptions sont erronées ou qui ne sont plus à jour. Une base de données sur les clients potentiels contient généralement entre 10 et 15% d’erreur. C’est une réalité à laquelle vous devez vous attendre.

6e étape : l’intégration finale
La dernière mais non la moindre des étapes consiste à intégrer de manière ordonnée et claire votre nouvelle liste dans votre logiciel de gestion de client (CRM ou autre). Vous avez maintenant une base qualifiée et à jour de clients cibles qu’il ne vous reste qu’à approcher! À vous de jouer!

Ciblage de clientèle – la méthode B2B [partie 1]

Suite à notre article précédent qui démontrait les deux méthodes de ciblage de la clientèle B2C, voici maintenant la méthode qui s’applique au B2B.

 1ère étape : Effectuez une segmentation efficace
Assurez-vous de posséder une segmentation juste de vos clients actuels. En général, on utilise les codes SCIAN pour déterminer quels sont les secteurs d’activités dans lesquels ces derniers évoluent.

 2e étape : Quantifiez votre segmentation
Pondérez votre segmentation en fonction d’une variable quantitative – le revenu est généralement le plus utilisé. Vous serez donc en mesure de déterminer quel est le secteur le plus profitable.

Notez que vous pouvez aussi élargir cette matrice afin d’inclure les différents produits et/ou service que vous offrez. Vous obtiendrez une lecture encore plus fine des clients qui génèrent le plus de revenu dans votre entreprise. Il en va de même avec les codes SCIAN. N’hésitez pas à raffiner la classification en déterminant avec encore plus de précision les activités de vos clients.

Vous devriez obtenir un résultat qui s’approche de ceci :

matrice produit-marché

3e étape : Ajoutez de l’intelligence client à votre fichier
Vous connaissez maintenant quels sont les secteurs les plus profitables pour votre entreprise, mais connaissez-vous leurs caractéristiques? Faites ensuite les recherches appropriées pour en apprendre davantage sur la réalité économique de vos clients. Par exemple, le nombre d’employés, le chiffre d’affaire, l’exportation, etc. Toutes ces caractéristiques vous permettront de définir avec encore plus de précision la taille éventuelle du marché que vous souhaitez viser. En fouillant adéquatement les banques de données, les rapports annuels et autres, vous pourrez, par exemple, constater que vos clients sont toutes des PME manufacturières qui ont plus de 10 employés et/ou 2 millions de chiffre d’affaire annuel.

Voilà comment une simple opération de segmentation peut vous donner des orientations intéressantes pour le développement de vos produits et services.

Mais ce n’est pas tout. L’objectif est de vous constituer un fichier de clients potentiels. Comment y arriver? C’est ce que nous vous proposerons dans la seconde partie de cet article.