Ciblage de clientèle – la méthode B2B [partie 1]

Suite à notre article précédent qui démontrait les deux méthodes de ciblage de la clientèle B2C, voici maintenant la méthode qui s’applique au B2B.

 1ère étape : Effectuez une segmentation efficace
Assurez-vous de posséder une segmentation juste de vos clients actuels. En général, on utilise les codes SCIAN pour déterminer quels sont les secteurs d’activités dans lesquels ces derniers évoluent.

 2e étape : Quantifiez votre segmentation
Pondérez votre segmentation en fonction d’une variable quantitative – le revenu est généralement le plus utilisé. Vous serez donc en mesure de déterminer quel est le secteur le plus profitable.

Notez que vous pouvez aussi élargir cette matrice afin d’inclure les différents produits et/ou service que vous offrez. Vous obtiendrez une lecture encore plus fine des clients qui génèrent le plus de revenu dans votre entreprise. Il en va de même avec les codes SCIAN. N’hésitez pas à raffiner la classification en déterminant avec encore plus de précision les activités de vos clients.

Vous devriez obtenir un résultat qui s’approche de ceci :

matrice produit-marché

3e étape : Ajoutez de l’intelligence client à votre fichier
Vous connaissez maintenant quels sont les secteurs les plus profitables pour votre entreprise, mais connaissez-vous leurs caractéristiques? Faites ensuite les recherches appropriées pour en apprendre davantage sur la réalité économique de vos clients. Par exemple, le nombre d’employés, le chiffre d’affaire, l’exportation, etc. Toutes ces caractéristiques vous permettront de définir avec encore plus de précision la taille éventuelle du marché que vous souhaitez viser. En fouillant adéquatement les banques de données, les rapports annuels et autres, vous pourrez, par exemple, constater que vos clients sont toutes des PME manufacturières qui ont plus de 10 employés et/ou 2 millions de chiffre d’affaire annuel.

Voilà comment une simple opération de segmentation peut vous donner des orientations intéressantes pour le développement de vos produits et services.

Mais ce n’est pas tout. L’objectif est de vous constituer un fichier de clients potentiels. Comment y arriver? C’est ce que nous vous proposerons dans la seconde partie de cet article.

Le nouveau modèle du BI

Cette semaine j’ai assisté (virtuellement) à la conférence de The Data Warehouse Institute (TDWI) intitulée Revolutionary Business Intelligence (BI), changing the rules of the game. Je vous en fait un court résumé :

Essentiellement, on nous a fait la démonstration qu’en combinant le cloud-computing aux bases de données OLAP (du WOLAP) avec des outils BI open source (Pentaho, par exemple), on détenait la formule gagnante ou du moins celle qui est vraisemblablement vouée à devenir « mainstream » dans les prochaines années.

Le problème avec ce couplage, c’est que le temps mis à charger les données et à effectuer des requêtes est interminable. Et ce sont justement les points les plus cruciaux pour les gestionnaires de TI:

intégration de projets BI open source dans les entreprises

Malgré tout, de plus en plus d’industries intègrent cette solution dans leurs nouveaux projets, tel que le démontre le graphique suivant, basé sur les sondages Third Nature (et de Mark Manson dont j’ai déjà fait mention ici).

points importants du systeme BI pour les gestionnaires TI

Mais voilà que l’on pourrait bien outrepasser ces problèmes par une solution très « hardware ». En effet, le processing in-memory (PIM), qui consiste à combiner le processeur et la mémoire vive sur la même puce de silicone pourrait bien être le remède à tous les maux vécus par les utilisateurs de solutions BI actuellement. Le PIM est encore en développement dans les universités américaines (ici et ici). mais pourrait voir le jour commercialement beaucoup plus vite qu’on ne le pense. Une innovation à suivre…

Les intérêts d’une étude de marché pour les franchisés

Cette semaine, je partage avec vous quelques extraits de l’entrevue qu’a donnée le directeur associé et fondateur du cabinet de géomarketing Territoires & Marketing, Laurent Kruch, au site français toute-la-franchise.com

Une entrevue très intéressante qui démontre bien la spécificité de chaque analyse en fonction de l’environnement commercial et de la vocation de l’entreprise. Voici la réponse de M Kruch alors qu’on lui demandait quel était l’intérêt d’une étude de marché pour un franchisé :

« Pour implanter un commerce, le choix de la localisation de l’emplacement est stratégique. Dans une ville donnée, la zone de chalandise n’est pas égale au nombre d’habitants. Le calcul de la zone de chalandise s’établit après une analyse fine qui tient compte de l’évasion et de l’attraction de clientèle. […]

Pour chaque commerce, une étude fine doit être réalisée selon le secteur d’activité. Pour une entreprise de livraison de pizzas par exemple, la zone de chalandise est souvent composée à 80% par des clients évoluant dans un rayon de 300 à 500 mètres du commerce. Le choix de l’emplacement est alors stratégique. Pour des commerces de prêt à porter ou de lunettes, la zone de chalandise est plus étendue. On n’achète pas des vêtements ou des lunettes tous les jours. […] La taille de la zone de chalandise ne fait pas le chiffre d’affaires. Nos analyses n’ont qu’un seul but : permettre aux franchisés de faire un maximum de chiffre d’affaires. Souvent, sur des zones bien plus petites, le chiffre d’affaires peut être plus intéressant et l’activité plus rentable que sur des grandes! […]

A chaque étude d’implantation, nous sommes capables de reconstruire le panier moyen, de savoir où chaque sondé dépense pour tel et tel type d’achat, et combien il dépense. Le croisement de tous les éléments recueillis nous donne une cartographie très fine des comportements d’achat et nous permet de calculer le chiffre d’affaire prévisionnel d’une implantation. »

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